Je m’ȃme

Ȃme dérive du mot latin “anima” qui signifie souffle, vie. Je me rappelle bien des cours de latin chez les Soeurs, au secondaire. Rosa, rosae. Puella, puellae. Et j’en passe. Le Larousse définit l’ȃme comme “ Ce qui donne à quelque chose son originalité, ce qui l’anime et qui fait qu’il touche la sensibilité.” Définition succinte qui pourrait répondre à ma question d’aujourd’hui: que fait mon ȃme? En ce moment même, je me dis qu’elle se repose, elle profite de cette semaine de congé si bien mérité. Elle ne se réveille pas tôt, elle ne stresse pas pour que je sois à l’heure afin de gagner mon pain à la sueur de mon front. Je ne transpire pas trop, en fait, pour gagner ce fameux pain. Les bureaux sont bien climatisés. Très confortables en fait. Mais, je bourrique bien pour faire face aux nombreux délais. Et pour ne pas être remerciée. Parce que, ce que je fais, n’importe qui le peut avec un peu de bon sens et de bonne foi. Nul n’est irremplaçable. Que fait mon ȃme? Elle se languit de rêves, de passions, de souvenirs. Elle s’emmerde.

Si mon ȃme est aussi mon souffle, donc, mes inspirations et expirations; chacune d’elles expriment une seconde de plus. Une seconde de vie. Une seconde de choix. Bons ou mauvais. Une seconde de bêtises. Celles qu’on accumule en essayant d’être tout. Sauf ce que l’on voudrait vraiment être. Tenter de s’ajuster aux normes de cette société qui s’auto-détruit. Souvent, oublier de s’ȃmer… Oublier son originalité. Essayer d’être comme tout le monde. Pour ne pas avoir à s’expliquer. Que fait mon ȃme? Elle se cherche. Elle tente de ne pas s’engloutir. Elle danse au rythme de ma respiration. Elle détourne le regard de ces gens qui prétendent être des amis mais cachent des souhaits malsains et des sourires moqueurs. Elle sourit aux autres qui ont toujours été là. Ce qui ne sont jamais partis même quand la connerie puante nourrissait chacune de mes actions.

Mon ȃme pleure aussi. Des pleurs d’incompréhension. Des pleurs de joie. Des pleurs de n’importe quoi. Des larmes de prières ferventes. Ȏ! Que la bêtise ne soit pas le centre de mes décisions. Que mon coeur ne s’endurcisse pas trop. Que mon sourire ne ressemble à rien à ceux des hyènes. Que mon regard ne soit que vérité. Que mes violents coups de gueule ne puissent être classés sur l’échelle de Richter. Que je m’ȃme plus chaque jour. Que je sois animée par l’espoir. S’ȃmer ne requiert l’aide de personne. Il suffit de prendre conscience que son ȃme, sa vie et son souffle ne font qu’un. Quand le souffle n’est plus, la vie s’arrête et l’ȃme s’envole. L’essence s’envole. Raison de plus de se focaliser sur l’essentiel, l’ȃme. Moi, je m’ȃme. Chacun devrait en faire autant.

Djeanane

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