Ordure, pourriture, raclure et merde…

Chaque janvier, ma liste de résolutions est si longue qu’elle peut prendre plusieurs pages.  Chaque juillet, pour mon anniversaire, je la mets à jour. J’enlève ce que j’ai réalisé et ce que je n’aurai pas le temps de finaliser, mais aussi, j’en ajoute de nouvelles. Comme si cinq mois allaient suffire. Mais j’essaie de rester motivée. Cette année, elle est étonnamment courte, même pas une page. Pourquoi ? Parce que je sais ce que je veux. Pour de vrai.  Je travaille donc sur mon premier livre. Oui, j’ai décidé de mettre la paresse de côté, de cesser de trouver des excuses et de mettre un terme à cette mauvaise habitude de m’apitoyer sur moi-même. Je veux poser des actions et ne pas regarder en arrière. Tout en restant vigilante. Il y a de ces vautours qui n’attendent que des occasions pour capturer de nouvelles proies, détruire des vies et continuer leur route sans être inquiétés. Comme si c’était normal. Comme s’ils ne vivaient que pour faire du tort et rentrer chez eux, tentant de ressembler à des anges. Alors qu’ils ne sont que pure charogne.

Cet éditeur et écrivain Haïtien d’une soixantaine d’années qui m’a donné rendez-vous à son bureau pour qu’on puisse discuter d’un manuscrit que je voulais publier en 2012. Cet homme qui reçoit des prix littéraires à droite et à gauche. Je le vois pavaner partout. Alors que je sais que c’est un être à faire vomir. De rage. De dégout. Je le vois entouré de jeunes filles, prétendant les aider. Et moi qui craint pour elles. Ces vautours sont partout. Ils ont l’air gentil. Ils disent vouloir aider. Mais, ce n’est pas vrai. Mon père avait raison de toujours me rappeler de ne pas faire confiance. Sinon, je ne sais pas ce qui me serait arrivé ce jour-là. Il faut savoir courir, ne pas rester pour essayer de comprendre. Il faut juste s’échapper. On comprendra après. Il s’était saoulé avant même de me rencontrer. Il a commencé par des commentaires déplacés pour finir par s’asseoir de façon à me bloquer la route. Il a tenté de m’étouffer parce que je refusais de boire de l’alcool. J’ai couru et il m’a poursuivi. Mais, je me suis échappée. Le lendemain, il m’a fait appeler par sa secrétaire pour fixer un autre rendez-vous. Quel toupet. J’ai tout simplement raccroché. Ils savent tout de l’impunité puisqu’ils ont aidé à l’instaurer. Pas de poursuite, rien. Ils le savent.

Evidemment, ils trouvent certains pour les défendre. Des idiots qui sont exactement comme eux. Ils piègent les fils et filles des autres et ne s’inquiètent pas des conséquences. Ils tabassent leur épouse, abusent de tout le monde et continuent leur chemin en détruisant tout. Ils viennent de partout. Ils sont de toute race. De toute classe sociale. De toute appellation religieuse. Ils pullulent comme la peste. Et quand quelqu’un finalement parle, dénonce. Il est traité de tous les noms. Parfois, sa vie même est en danger. Ces vautours, eux aussi, ils ont des enfants qui seront eux-aussi en danger, comme les autres personnes qu’ils n’ont pas hésité de maltraiter. Au nom de rien.

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